Choisir entre deux ou trois matériaux avant d'acheter

Le premier critère n'est pas le prix mais la compatibilité avec votre machine. Une diode bleue ne traverse pas un acrylique transparent, ne marque pas un métal nu et glisse sur un PET-G clair : sur ces matières, aucune valeur de puissance ne rattrape une longueur d'onde inadaptée. Le comparateur montre donc d'abord les sources compatibles.

Le deuxième critère est l'épaisseur réellement disponible. Un matériau vendu en 6 mm minimum n'a pas d'intérêt pour une diode de 10 W, qui y passera un temps machine déraisonnable. À l'inverse, un panneau de 3 mm se découpe en une passe et permet de tester une série sans immobiliser la machine une journée.

Le troisième critère est la nature de l'opération : beaucoup de matières se gravent mais ne se découpent pas — métaux, verre, pierre, Corian. Acheter une plaque d'aluminium pour en découper une forme est une erreur classique et coûteuse : une fibre de marquage ne coupe pas le métal.

Enfin, vérifiez toujours qu'une matière n'est pas interdite avant de commander. PVC, ABS brut, polycarbonate, HDPE, cuir tanné au chrome, mousse polyuréthane : ces matières abîment la machine, dégagent des gaz dangereux, et leur guide indique par quoi les remplacer à usage équivalent.

Identifier un plastique inconnu avant de le graver

Une plaque transparente sans étiquette peut être de l'acrylique (inoffensive), du PET-G (acceptable au CO2), du polycarbonate (à éviter) ou du PVC (strictement interdit, il détruit la machine et dégage du chlorure d'hydrogène). Rien ne les distingue à l'œil : il faut tester, ou renoncer.

Étape 1, les marquages. Cherchez un code de recyclage moulé ou imprimé : 3 ou « V / PVC » signifie non ; 1 (PET / PET-G) et 7 (autres, dont l'acrylique) demandent confirmation. Sur une chute d'origine inconnue, l'absence de code n'est pas une bonne nouvelle : traitez-la comme suspecte.

Étape 2, le test du son et de la coupe. L'acrylique coulé sonne clair et casse net avec une cassure blanchie ; le PET-G plie sans casser ; le polycarbonate plie fortement sans blanchir ; le PVC rigide se coupe au cutter en laissant une bavure souple et blanche.

Étape 3, le test à la flamme, dehors et sur une chute de la taille d'un ongle uniquement. Approchez brièvement une flamme, puis éloignez-la et sentez la fumée à distance, jamais directement au-dessus. L'acrylique brûle en flamme claire avec une odeur fruitée ; le PET-G fond en filant, odeur douce ; le polycarbonate s'éteint seul, odeur de phénol ; le PVC s'éteint seul en dégageant une odeur acide et piquante très caractéristique — dans ce dernier cas, la plaque ne doit jamais approcher la machine.

En cas de doute persistant, la seule bonne décision est de ne rien graver. Une plaque de PVC passée au laser corrode les glissières, la lentille et l'extraction en une seule découpe, et l'acide chlorhydrique dégagé attaque les voies respiratoires. Aucune économie de matière ne justifie ce risque.