Le verre se grave au laser CO2 en dépolissant la surface : le rendu est un givré blanc laiteux, comme un sablage. C'est un matériau exigeant, où presque tous les défauts viennent d'un excès d'énergie.
Réglages : ce qui compte vraiment
Le verre ne se découpe jamais au laser. En gravure, le principe est de micro-fissurer la surface : il faut donc le minimum d'énergie qui blanchisse, et rien de plus. Trop de puissance produit des éclats, des arêtes rugueuses au toucher, et parfois une fissure qui traverse la pièce.
Baissez la résolution : autour de 200 DPI, les impacts se chevauchent moins et le givré est plus régulier qu'à 300 DPI, où le verre s'éclate en écailles.
Sur un verre ou une bouteille, la surface est courbe : sans plateau rotatif, limitez la gravure à une largeur d'environ 30 mm, au-delà la mise au point n'est plus bonne et le contraste s'effondre.
L'astuce du papier humide
La technique la plus efficace consiste à coller une feuille de papier journal humide, ou un ruban de masquage mouillé, sur la zone à graver. L'eau évacue la chaleur au fur et à mesure : le givré devient uniforme et les éclats disparaissent presque entièrement.
Le papier doit être bien plaqué, sans bulle d'air, et humide sans ruisseler. On le retire sous l'eau tiède à la fin.
Risques et finitions
Le verre peut casser sous la contrainte thermique, parfois plusieurs secondes après la gravure : portez des lunettes, ne vous penchez pas au-dessus de la pièce et méfiez-vous du verre trempé, qui peut se désagréger entièrement.
Après gravure, brossez la surface avec une brosse à dents souple et un peu de savon pour retirer les micro-écailles restantes : le givré devient nettement plus net et agréable au toucher.