Contrairement à l'acrylique transparent, l'acrylique noir ou de couleur absorbe la lumière bleue : il se découpe donc à la diode comme au CO2. C'est le plastique le plus polyvalent de l'atelier, et celui qui donne les gravures les plus lisibles.
Réglages : ce qui compte vraiment
En découpe CO2, la règle est la même que pour le transparent : une seule passe lente à forte puissance pour un chant net. Sur diode, il faut souvent deux à trois passes sur 3 mm, et le chant reste mat — c'est normal, la diode ne fait pas fondre la matière de la même façon.
En gravure, l'acrylique noir donne un contraste immédiat : le fond gravé apparaît blanc laiteux sur le noir brillant. Restez à basse puissance : le but est de dépolir la surface, pas de creuser. Trop d'énergie fait fondre les bords et le dessin perd sa netteté.
L'acrylique coulé (cast) blanchit franchement, l'extrudé beaucoup moins : pour une plaque gravée destinée à être lue, prenez du coulé.
Risques et finitions
L'acrylique fond en gouttes brûlantes et peut s'enflammer sur une découpe lente : surveillance obligatoire, et extraction en marche. Il ne dégage pas de chlore, contrairement au PVC — mais ne confondez jamais les deux : une plaque noire non étiquetée peut être l'un ou l'autre.
Laissez le film de protection pendant la découpe. Après gravure, un chiffon microfibre sec suffit : les nettoyants alcoolisés attaquent la surface et créent un voile blanchâtre permanent.
Pour rehausser une gravure, un peu de peinture acrylique passée dans les creux puis essuyée à plat donne un rendu très propre sur le noir brillant.