Le silicone se découpe au CO2 avec des chants nets et sans bavure, ce qui est difficile à obtenir mécaniquement sur une matière aussi souple. C'est le matériau des joints, des moules et des tapis techniques. Attention : seul le silicone pur convient, pas les élastomères chargés.
Réglages : ce qui compte vraiment
CO2 uniquement : la diode n'a aucun effet sur un silicone clair. Comptez environ 70 % à 350 mm/min sur un CO2 de 40 W pour 2 mm, en une passe.
La matière est souple et se déplace : maintenez-la avec un cadre, des aimants ou un adhésif faible. Un silicone qui glisse d'un millimètre en cours de découpe ruine la pièce.
En gravure, restez modéré (25 % à 2 000 mm/min) : le silicone fond et se referme partiellement, le motif perd en finesse au-delà.
Épaisseurs courantes et pièges
Épaisseurs courantes : 1, 2 et 3 mm en plaque. Au-delà, le chant devient conique et la découpe perd en précision.
Piège : la composition. Beaucoup de plaques « caoutchouc » vendues comme silicone sont en réalité du néoprène, de l'EPDM ou un mélange contenant du chlore — ce dernier est à interdire absolument. N'utilisez que du silicone dont la fiche technique est connue.
Risques et finitions
La découpe de silicone dégage une fumée blanche abondante et une odeur tenace : extraction puissante indispensable. Le silicone ne s'enflamme pas facilement, mais la fumée sature vite un filtre à charbon.
En finition, un simple nettoyage à l'alcool retire le dépôt blanc sur les chants. Le silicone ne se peint pas et ne se colle qu'avec une colle silicone spécifique.