Le cerisier est le bois des pièces haut de gamme : teinte rosée qui fonce avec le temps, grain fin, odeur agréable à la découpe. Il grave avec un contraste moyen mais très élégant, et se travaille plus facilement que le chêne ou l'érable.
Réglages : ce qui compte vraiment
Le cerisier est de densité moyenne : 45 % de puissance à 2 700 mm/min sur une diode de 20 W suffisent en gravure. Il tolère mal la surchauffe, qui donne un brun sale plutôt qu'un brun franc : préférez deux passes de gravure légères à une passe forte.
En découpe, il se comporte comme un noyer : deux passes dès 5 mm sur diode, une passe sur CO2 de 40 W. Le chant reste net si l'assistance d'air est active.
Épaisseurs courantes et pièges
Épaisseurs courantes : 3, 5, 8 et 10 mm. Le cerisier est souvent vendu en avivés d'épaisseur irrégulière : mesurez avant de régler la mise au point, un demi-millimètre change le rendu d'une gravure fine.
Piège spécifique : le cerisier fonce naturellement. Une pièce livrée claire deviendra ambrée en quelques mois, et le contraste de la gravure diminuera. Sur une commande, prévenez le client ou poussez légèrement le contraste.
Risques et finitions
Peu de risques particuliers : bois sans silice, peu résineux, fumée modérée. Extraction et surveillance habituelles suffisent.
En finition, une huile-cire met parfaitement en valeur la teinte rosée. Un ponçage grain 240 avant gravure évite les fibres relevées qui piègent la suie.