Le papier cartonné est le matériau de la découpe fine : faire-part, gabarits, maquettes, découpes ajourées impossibles au cutter. Il ne demande presque aucune puissance, mais il pardonne très peu.
Réglages : ce qui compte vraiment
On travaille au minimum de puissance et à la vitesse maximale. Le bon réglage est celui qui coupe tout juste : dès qu'il y a un peu de marge, le trait jaunit sur un demi-millimètre de part et d'autre, et c'est visible à l'œil nu sur un faire-part.
Pour un pli net (rainage), une seule passe à très basse puissance suffit à marquer la fibre sans la traverser : le pliage devient droit et régulier.
Le papier bouge au moindre souffle. Une grille nid d'abeille et, si besoin, quelques aimants sur les bords évitent qu'une feuille se soulève en pleine découpe — la cause numéro un de découpes ratées et de départs de feu.
Risques et finitions
Le papier s'enflamme instantanément et le feu se propage à toute la feuille en quelques secondes. C'est le matériau où la règle « jamais sans surveillance » est la plus littérale.
Évitez les papiers métallisés, plastifiés ou pelliculés : le film est souvent un plastique inconnu, parfois chloré.
Les traces de fumée s'enlèvent à la gomme mie de pain. Sur un papier clair, un ruban de masquage sur la face visible pendant la découpe reste la meilleure prévention.