L'aluminium anodisé est le métal le plus facile à marquer : le laser retire la couche d'anodisation colorée et révèle l'aluminium clair en dessous. Un marquage net, définitif, réalisable même avec une diode.
Réglages : ce qui compte vraiment
Il ne s'agit pas de graver le métal mais d'enlever une couche de quelques microns. Une diode 10 W y arrive à vitesse modérée ; une source fibre 1064 nm donne un résultat beaucoup plus fin et rapide, et permet en plus le noircissement de l'aluminium brut.
Le marquage est un contraste clair sur fond coloré : le noir anodisé donne le meilleur rendu, le rouge et le bleu sont bons, l'anodisation naturelle (incolore) donne un contraste faible car il n'y a presque rien à retirer.
Ne cherchez pas la puissance maximale : au-delà du seuil qui retire l'anodisation, vous commencez à fondre l'aluminium et le trait devient gris sale et irrégulier.
Risques et finitions
Le métal réfléchit le faisceau. Ne marquez jamais une pièce polie miroir sans protection adaptée, et gardez le capot fermé : un reflet suffit à endommager un œil ou l'optique de la machine.
Peu de fumée, mais des particules métalliques fines : l'extraction reste nécessaire, et il faut nettoyer la lentille plus souvent qu'on ne le croit.
Un simple coup de chiffon microfibre suffit après marquage. Évitez les nettoyants alcalins ou l'acétone, qui peuvent attaquer l'anodisation colorée autour du marquage.