Le chêne est un bois dur, dense et très contrasté : la gravure y ressort en brun profond, presque noir. En revanche, son grain irrégulier et ses tanins en font un matériau nettement moins prévisible que le contreplaqué.
Réglages : ce qui compte vraiment
Le chêne alterne des zones tendres (le printemps) et dures (l'été) dans la même planche. Résultat : à réglage constant, la gravure sera plus creuse sur les zones tendres. C'est inévitable — jouez-en plutôt que de le combattre, en orientant le dessin dans le sens du fil.
Il faut plus d'énergie que sur du contreplaqué à épaisseur égale. Une diode 10 W grave très bien le chêne mais atteint vite ses limites en découpe : au-delà de 4 mm, prévoyez un CO2 ou beaucoup de passes.
Pour une gravure fine sur un plateau ou un objet massif, deux passes légères donnent un résultat plus régulier qu'une passe forte, qui accentue les différences de densité.
Risques et finitions
Le chêne est riche en tanins : la fumée tache durablement le bois clair autour de la gravure. Le ruban de masquage papier est ici presque indispensable sur une pièce visible.
Bois dense et sec, il peut s'enflammer en découpe lente. Vérifiez l'absence de braise avant de refermer la machine.
En finition, l'huile dure révèle magnifiquement le contraste. Attention : sur un chêne huilé, une gravure ultérieure devient irrégulière — gravez toujours avant de finir.