Le contreplaqué bouleau est le matériau roi de la découpe laser : dense, régulier, sans nœud traversant, il donne des chants nets et une gravure très contrastée. C'est aussi le meilleur point de départ pour apprendre à régler une machine.
Réglages : ce qui compte vraiment
En découpe, la puissance se règle presque toujours au maximum et c'est la vitesse qui fait le travail : trop rapide et la passe ne traverse pas, trop lente et le chant noircit sur plusieurs millimètres. Sur une diode 10 W, comptez plutôt deux à trois passes pour 3 mm ; un CO2 de 40 W passe en une seule.
En gravure, l'inverse : la vitesse reste élevée et on module la puissance entre 15 et 40 % selon le contraste voulu. Une résolution de 254 à 300 DPI suffit largement — au-delà, le bois se met à brûler entre les lignes et le dessin se referme.
L'assistance d'air change tout sur ce matériau : elle chasse la fumée du point de focalisation et divise presque par deux le noircissement des chants. Si votre machine en dispose, laissez-la active en découpe.
Risques et précautions
Le contreplaqué est collé : la colle urée-formol produit des fumées irritantes, et certains panneaux bon marché contiennent des poches de colle qui ralentissent brutalement la découpe et provoquent des flambées. Une extraction est indispensable, et une découpe longue ne se lance jamais sans surveillance.
Attention aux panneaux vendus comme « contreplaqué » mais plaqués d'un film mélaminé ou vernis : le film peut être chloré. Si vous ne connaissez pas la composition du revêtement, poncez-le ou changez de panneau.
Finitions
Un ruban de masquage papier appliqué avant la découpe évite les auréoles de fumée sur la face visible ; on le retire après. Sur une pièce déjà tachée, une gomme magique ou un ponçage très léger au grain 240 suffit.
Le contreplaqué bouleau accepte très bien l'huile dure et la cire : la gravure ressort en brun profond au lieu de gris terne. Évitez le vernis en bombe sur une gravure fine, il comble les creux et efface le relief.