PET-G : gravure et découpe laser — sources compatibles, épaisseurs et réglages publiés

PET-G : gravure et découpe laser

Le PET-G est le plastique transparent des protections, capots et présentoirs. Il se découpe proprement au CO2 mais pas à la diode, et contrairement à l'acrylique il ne casse pas : il plie. Son chant reste légèrement laiteux, jamais poli comme celui du PMMA.

Réglages : ce qui compte vraiment

CO2 uniquement : une diode bleue traverse le PET-G transparent sans l'entamer. Sur un CO2 de 40 W, comptez environ 60 % à 400 mm/min en 3 mm, en une passe.

Le PET-G fond au lieu de vaporiser : une vitesse trop basse crée un bourrelet le long du trait. Préférez une vitesse plus élevée avec un peu plus de puissance, et une assistance d'air soutenue.

En gravure, restez léger (20 % à 3 000 mm/min) : le PET-G blanchit en surface, ce qui donne un rendu dépoli très propre, mais une gravure trop forte le déforme.

Épaisseurs courantes et pièges

Épaisseurs courantes : 0,5, 1, 2 et 3 mm. Au-delà, le bourrelet de fusion devient difficile à maîtriser sur un CO2 d'atelier.

Piège : la confusion avec le PVC. Une plaque transparente non identifiée peut être du PET-G, de l'acrylique ou du PVC — et le PVC est strictement interdit au laser. En cas de doute, ne passez rien : le test à la flamme sur une chute, à l'extérieur, permet de trancher (le PVC dégage une odeur piquante d'acide).

Le film de protection doit rester en place pendant la découpe : il évite les traces de fumée sur la surface.

Risques et finitions

Le PET-G dégage des vapeurs irritantes et des traces d'acétaldéhyde : extraction obligatoire, jamais en atelier fermé sans filtration.

En finition, le chant peut être adouci à la lime douce ou au papier 600 à l'eau. Le polissage à la flamme, utilisé sur l'acrylique, ne fonctionne pas ici : il déforme la matière.