Le polypropylène est le plastique souple sans danger du laser : sans chlore, il se découpe au CO2 avec un chant légèrement fondu et lisse. C'est le bon remplaçant du PVC pour les gabarits, les pochoirs et les emballages.
Réglages : ce qui compte vraiment
Le PP fond avant de se vaporiser : le réglage juste est celui qui traverse en une passe rapide. Trop lent, la matière fond de part et d'autre du trait et les deux bords se ressoudent derrière le faisceau.
L'assistance d'air aide beaucoup ici : elle évacue la matière fondue et garde un chant net.
La gravure est peu satisfaisante : le PP blanchit à peine et fond facilement. Réservez-le à la découpe et au rainage.
Risques et finitions
Pas de gaz corrosif, mais des fumées de plastique fondu à extraire, et un risque de flamme sur les feuilles fines : surveillance nécessaire.
Ne confondez pas une plaque de PP avec du PVC. Le test de l'eau tranche : le PP flotte, le PVC coule.
Le chant fondu est propre et n'a pas besoin de finition. Le PP ne se colle ni ne se peint facilement : prévoyez un assemblage mécanique.