Le liège se travaille très vite et à faible puissance : c'est un matériau agréable pour les dessous de verre, les tableaux d'affichage et les joints. Sa faible densité est à la fois son avantage et son principal risque.
Réglages : ce qui compte vraiment
Le liège demande très peu d'énergie : en découpe, une passe rapide à puissance moyenne traverse 3 mm. Si vous appliquez des réglages de contreplaqué, vous obtiendrez un chant carbonisé et friable.
En gravure, le contraste vient du contraste entre les granulés brûlés et le liant : restez léger, sinon la surface se creuse de façon irrégulière et les grains se détachent.
La densité varie énormément d'une plaque à l'autre, surtout sur le liège aggloméré. Un test sur chute est ici indispensable, plus que sur n'importe quel bois.
Risques et finitions
C'est un matériau très inflammable : il peut continuer à se consumer discrètement après le passage du faisceau. Ne le laissez jamais sans surveillance et vérifiez la pièce avant de refermer la machine.
Le liège aggloméré est collé : la fumée est plus irritante que celle du liège naturel, et l'odeur persiste longtemps dans l'atelier.
Un coup d'aspirateur suffit à retirer les résidus. Le liège prend mal les finitions liquides : mieux vaut le laisser brut, ou appliquer une cire en couche très fine.