Le cuivre est le métal le plus difficile à marquer au laser : il réfléchit près de 95 % du faisceau infrarouge et conduit la chaleur presque instantanément. Une fibre est indispensable, et même avec elle, le cuivre demande plus de puissance et plus de passes que l'acier.
Réglages : ce qui compte vraiment
Travaillez à pleine puissance et à vitesse basse : autour de 300 mm/s à 100 % sur une fibre de 20 W, avec une fréquence basse (20 à 30 kHz) qui concentre l'énergie par impulsion. Une fibre de 30 W ou plus est très nettement préférable.
Plusieurs passes valent mieux qu'une passe très lente : la chaleur se dissipe entre les passages et le trait reste net. Sur un marquage profond, comptez 5 à 10 passes.
Une source MOPA change la donne : en jouant sur la durée d'impulsion, elle produit un marquage noir contrasté là où une fibre classique ne donne qu'un gris brillant.
Épaisseurs courantes et pièges
Le cuivre se travaille en feuilles de 0,5, 1 et 2 mm : plaques de dédicace, bijoux, sous-verres, étiquettes techniques. La découpe est hors de portée d'une fibre de marquage : réservez-la au marquage et à la gravure.
Piège majeur : la réflexion. Un faisceau renvoyé par une surface polie peut endommager la lentille et la fibre elle-même. Inclinez très légèrement la pièce, ne travaillez jamais sur un cuivre poli miroir avec une fibre d'entrée de gamme, et vérifiez que votre machine est donnée pour les métaux réfléchissants.
Le cuivre s'oxyde vite : un marquage réalisé sur une surface déjà ternie donne un contraste irrégulier. Dégraissez à l'alcool juste avant le passage.
Risques et finitions
Les particules métalliques produites par le marquage sont fines et respirables : extraction obligatoire, et lunettes adaptées au 1064 nm — pas celles fournies avec un graveur diode, qui ne filtrent pas cette longueur d'onde.
Après marquage, un passage de laine d'acier très fine autour du motif retire l'oxydation sans toucher le marquage. Un vernis acrylique en bombe stabilise ensuite la teinte, sinon la pièce brunit en quelques semaines.