L'aluminium brut, non anodisé, ne se marque qu'à la fibre : une diode ou un CO2 glissent dessus sans effet. Il donne un marquage gris à blanc très lisible, et une gravure en creux propre, mais il conduit la chaleur si bien qu'il déforme les pièces fines.
Réglages : ce qui compte vraiment
Point de départ sur une fibre de 20 W : 90 % à 400 mm/s, fréquence 30 à 40 kHz. Le marquage apparaît gris clair sur le métal ; pour un blanc plus franc, augmentez la fréquence et faites deux passes rapides plutôt qu'une passe lente.
Ne cherchez pas le noir : sur aluminium brut, un vrai noir n'est possible qu'avec une source MOPA, en jouant sur la durée d'impulsion. Une fibre classique donnera un gris plus ou moins clair.
Pour creuser (plaques d'identification, numéros de série), descendez à 150 mm/s et empilez 5 à 15 passes, en soufflant la poussière entre les séries.
Épaisseurs courantes et pièges
Épaisseurs courantes : 0,5 à 3 mm en tôle, plus les pièces massives usinées. La découpe reste impossible avec une fibre de marquage.
Piège numéro un : la déformation. Une tôle de 0,5 mm marquée sur une grande surface gondole sous l'effet de la chaleur. Fractionnez le marquage en zones et laissez refroidir, ou bridez la pièce sur un support métallique qui évacue la chaleur.
Piège numéro deux : l'aluminium est réfléchissant. Vérifiez que votre machine accepte les métaux réfléchissants, et n'utilisez jamais une surface polie miroir sans protection de la lentille.
Risques et finitions
La poussière d'aluminium produite par une gravure profonde est fine et inflammable : extraction en marche, nettoyage à l'aspirateur, jamais à l'air comprimé, et pas de gravure profonde à côté d'une matière combustible.
En finition, un aluminium marqué peut être anodisé ensuite : le marquage reste visible et devient beaucoup plus résistant. Sans anodisation, un vernis mat protège la surface du ternissement.