Polycarbonate (Lexan) au laser : pourquoi ça ne marche pas — sources compatibles, épaisseurs et réglages publiés

Polycarbonate (Lexan) au laser : pourquoi ça ne marche pas

Le polycarbonate est le faux ami de l'acrylique : même aspect transparent, même épaisseur, même rayon en magasin — mais il ne se découpe pas au laser. Il absorbe l'infrarouge, jaunit et brûle au lieu de se couper.

Ce qui se passe réellement

Le polycarbonate absorbe fortement la longueur d'onde du CO2 : l'énergie reste dans la matière au lieu de la traverser. Résultat : un chant jaune brun, boursouflé, souvent fissuré, et une plaque qui se déforme sur plusieurs centimètres.

Au-delà de 1 mm d'épaisseur, la découpe est tout simplement impossible à un niveau de qualité utilisable, quelle que soit la machine.

Les fumées sont âcres et contiennent des composés issus de la dégradation du bisphénol A. Ce n'est pas aussi corrosif que le PVC pour la machine, mais ce n'est pas une exposition à banaliser.

Comment le distinguer de l'acrylique

Le test le plus simple est mécanique : l'acrylique casse net et sonne clair quand on le fléchit ou qu'on le tapote, le polycarbonate plie beaucoup et sonne mat. C'est justement pour cette résistance aux chocs qu'on l'utilise en vitrage de sécurité.

Sur une chute, une entaille au cutter suffit : l'acrylique se fend, le polycarbonate résiste et se déforme.

En cas de doute sur une plaque non étiquetée, ne la passez pas : commandez de l'acrylique coulé (PMMA cast), qui donne le chant transparent poli que le polycarbonate ne donnera jamais au laser.