Cette fiche est une estimation calculée pour la découpe laser du Liège de 2 mm sur une Thunder Laser Nova 51 équipée d'une source CO2 100W (CO2 10 600 nm, 100 W). Les valeurs sont déduites de la puissance de la source et du comportement connu du matériau : elles n'ont pas été testées sur cette machine. Elles servent de point de départ pour votre grille de test, et n'importe quel membre peut les confirmer ou les corriger après essai.
Pourquoi ces quatre informations comptent : un réglage de découpe valable sur du Liège de 2 mm ne l'est plus sur une autre épaisseur, ni avec une autre source. Une CO2 10 600 nm de 100 W ne dépose pas la même énergie qu'un module plus puissant, et la vitesse doit être ajustée en conséquence. Reprendre un réglage sans vérifier ces quatre points est la première cause de pièce ratée.
Aucun atelier n'a encore confirmé cette estimation. Traitez-la comme une base de départ : gravez une grille de test sur une chute, ajustez la vitesse avant la puissance, puis confirmez ou corrigez la fiche depuis votre compte — c'est ainsi que la base devient fiable pour les suivants.
Aucune photo n'accompagne encore ce réglage. Si vous le reproduisez, publiez la vôtre depuis votre compte : une image du résultat vaut plus qu'une ligne de chiffres.
Méthode conseillée avant de lancer la pièce : nettoyez la lentille, refaites la mise au point, gravez une petite grille de test sur une chute du même Liège, puis ajustez la vitesse plutôt que la puissance. Travaillez avec extraction des fumées et assistance d'air, portez des lunettes adaptées à CO2 10 600 nm et ne laissez jamais la machine sans surveillance.
Thunder Laser construit des CO2 fermés bien équipés (extraction, refroidisseur, table nid d'abeille) très répandus en fablab et en petite production. Leur régularité permet de publier des réglages fiables par épaisseur, et la découpe de l'acrylique y donne des bords polis sans reprise.
Le liège se travaille très vite et à faible puissance : c'est un matériau agréable pour les dessous de verre, les tableaux d'affichage et les joints. Sa faible densité est à la fois son avantage et son principal risque.
Le liège demande très peu d'énergie : en découpe, une passe rapide à puissance moyenne traverse 3 mm. Si vous appliquez des réglages de contreplaqué, vous obtiendrez un chant carbonisé et friable.
En gravure, le contraste vient du contraste entre les granulés brûlés et le liant : restez léger, sinon la surface se creuse de façon irrégulière et les grains se détachent.
La densité varie énormément d'une plaque à l'autre, surtout sur le liège aggloméré. Un test sur chute est ici indispensable, plus que sur n'importe quel bois.
C'est un matériau très inflammable : il peut continuer à se consumer discrètement après le passage du faisceau. Ne le laissez jamais sans surveillance et vérifiez la pièce avant de refermer la machine.
Le liège aggloméré est collé : la fumée est plus irritante que celle du liège naturel, et l'odeur persiste longtemps dans l'atelier.
Un coup d'aspirateur suffit à retirer les résidus. Le liège prend mal les finitions liquides : mieux vaut le laisser brut, ou appliquer une cire en couche très fine.