Cette fiche est une estimation calculée pour la gravure laser du Cuir synthétique (PU) de 1 mm sur une Epilog Laser Fusion Edge 24 équipée d'une source CO2 80W (CO2 10 600 nm, 80 W). Les valeurs sont déduites de la puissance de la source et du comportement connu du matériau : elles n'ont pas été testées sur cette machine. Elles servent de point de départ pour votre grille de test, et n'importe quel membre peut les confirmer ou les corriger après essai.
Pourquoi ces quatre informations comptent : un réglage de gravure valable sur du Cuir synthétique (PU) de 1 mm ne l'est plus sur une autre épaisseur, ni avec une autre source. Une CO2 10 600 nm de 80 W ne dépose pas la même énergie qu'un module plus puissant, et la vitesse doit être ajustée en conséquence. Reprendre un réglage sans vérifier ces quatre points est la première cause de pièce ratée.
Aucun atelier n'a encore confirmé cette estimation. Traitez-la comme une base de départ : gravez une grille de test sur une chute, ajustez la vitesse avant la puissance, puis confirmez ou corrigez la fiche depuis votre compte — c'est ainsi que la base devient fiable pour les suivants.
Aucune photo n'accompagne encore ce réglage. Si vous le reproduisez, publiez la vôtre depuis votre compte : une image du résultat vaut plus qu'une ligne de chiffres.
Méthode conseillée avant de lancer la pièce : nettoyez la lentille, refaites la mise au point, gravez une petite grille de test sur une chute du même Cuir synthétique (PU), puis ajustez la vitesse plutôt que la puissance. Travaillez avec extraction des fumées et assistance d'air, portez des lunettes adaptées à CO2 10 600 nm et ne laissez jamais la machine sans surveillance.
Epilog Laser est un constructeur américain de machines CO2 et fibre à caisson, réputé pour la précision mécanique et la stabilité des résultats d'une série à l'autre. Sur ces machines, la répétabilité est telle qu'un réglage validé une fois reste exploitable des mois plus tard, à condition de garder la même optique.
Le cuir synthétique se découpe au laser à condition d'être en polyuréthane (PU). S'il est en PVC — ce qui est très fréquent — il ne doit jamais passer au laser. C'est le point à vérifier avant tout réglage.
Les appellations « similicuir », « skaï », « cuir vegan » ne disent rien de la matière réelle. Seule la fiche du fournisseur tranche : cherchez « PU », « polyuréthane » ou « PVC-free ».
En cas de doute, le test de densité sur une chute (le PVC coule, beaucoup de PU flottent) donne une indication, mais la mention du fabricant reste la seule preuve. Sans elle, on s'abstient : une seule découpe de PVC suffit à corroder une machine.
Le PU se découpe à faible puissance et grande vitesse, avec un chant légèrement thermoscellé qui ne s'effiloche pas — c'est son grand avantage sur le cuir véritable.
En gravure, le PU fond plutôt qu'il ne fonce : le rendu est un motif satiné, discret. À très faible puissance, on peut obtenir un joli effet mat sans percer la couche de surface.
La fumée est celle d'un plastique fondu, dense et malodorante : extraction en marche. Le support textile de l'envers peut s'enflammer plus vite que la couche PU elle-même.
Aérez les pièces avant de coudre : l'odeur s'imprègne. Un chiffon sec suffit à nettoyer, l'alcool ternit la surface.